À propos

J’ai découvert la technique de la peinture sous verre en 2022. 
J’aime la douceur avec laquelle les traits à la plume glissent sur le verre.
J’aime la transparence de la plaque, qui me permet de jouer avec les différentes couches – gouache, acrylique, encre – en diluant plus ou moins les matières.
J’aime le contraste entre la dureté de la plaque, qui n’absorbe rien, inerte, et son extrême fragilité : si la plaque se casse, l’œuvre est définitivement perdue.
J’aime la complexité de cette technique : il faut penser « à l’envers », la première couche appliquée est la première couche que l’on voit, pas celle du fond comme lorsque l’on travaille sur une toile ou une feuille de papier. 

Mon univers artistique s’inspire souvent de l’imagerie médicale et rejoint l’observation de l’infiniment petit, les cellules, les tissus, comme vus sur une plaque de microscope. À l’aide de pinceaux extrêmement fins, de petites pointes, je travaille alors comme dans un laboratoire, et j’explore ce monde normalement invisible à nos yeux.
Parfois, à l’inverse, je cherche l’infiniment grand, observé du ciel, et mes plaques se transforment en carte du monde, en îles désertes vues d’en-haut. Les formats s’agrandissent et c’est un long travail de patience, entre les temps de séchage imposés par le support, et les moments de création.


Mon atelier se trouve à Lausanne. En parallèle je suis médiatrice culturelle dans un musée et tiens un atelier de peinture pour enfants et adultes.